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critique du journalisme

 
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ramiro


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Inscrit le: 25 Nov 2011
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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 18:16 (2011)    Sujet du message: critique du journalisme Répondre en citant

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise.




le site du documentaire : http://www.jemproductions.fr/cinema/les-nouveaux-chiens-de-garde/#vid
des extraits du bouquin original : http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/catalog/halimi/chiensE.h…
une émission de radio sur le sujet : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=807
un site de critique des médias : http://www.acrimed.org/


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 18:16 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Ced


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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 15:42 (2011)    Sujet du message: critique du journalisme Répondre en citant

y'a un tableau pour les acteurs français:



en effet aujourd'hui c'est moins du journalisme que de l'information...
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Ced


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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 19:52 (2011)    Sujet du message: critique du journalisme Répondre en citant

et un autre issu de http://blogs.mediapart.fr/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm…


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ramiro


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MessagePosté le: Ven 23 Déc - 09:52 (2011)    Sujet du message: critique du journalisme Répondre en citant

France : un regard anticapitaliste sur la presse et les médias en état de crise

« presse et médias en état de crise » dans : Hebdo Tout est à nous ! 127 (08/12/11).



D’un côté, la concentration galopante des moyens de production et de diffusion de l’information, les licenciements en cascade et la dégradation des conditions de travail des travailleurs des médias, les pressions exercées à l’encontre de journalistes qui font leur travail d’enquête (Denis Robert, Mediapart, etc.). De l’autre, la connivence des grands médias avec les puissants et la mainmise des éditorialistes, journalistes vedettes et autres «  experts  » faisant la pluie et le beau temps dans leurs colonnes comme sur les plateaux de télévision. Les effets de l’offensive capitaliste sur les médias se font plus que jamais ressentir, entre invisibilisation des révoltes, légitimation du système et stigmatisation du mouvement social. Loin de garantir le droit pour touTEs à informer et à être informéE, les médias dominants servent de garde-fou à la bourgeoisie contre la colère des exploitéEs, entretenant l’illusion du pluralisme pour mieux défendre l’ordre existant.


En limitant la représentation et l’expression de tous ceux qui contestent la politique du gouvernement, en confisquant la parole des travailleurs, en stigmatisant les habitants des quartiers populaires et en assimilant la jeunesse à une classe dangereuse, ils participent à démobiliser notre camp social. Force est de constater que ni le paysage audiovisuel ni la presse d’information ne nous laissent l’espace suffisant pour faire connaître largement notre parti, nos idées. Pour faire entendre la voix des victimes de la crise, il faudra briser le quasi-monopole de l’information qui s’exerce et garantir des moyens d’expression spécifiques et indépendants. Il faudra une réappropriation populaire des médias.

ÉTAT DES LIEUX DE LA CONCENTRATION DES MÉDIAS EN FRANCE
Dans la presse magazine, quatre groupes dominent le marché  : Hachette Filipacchi Médias (propriété de Lagardère et qui constitue le premier éditeur mondial de magazines, avec notamment en France Elle, Télé 7 jours, Entrevue, Choc, le Journal de Mickey, etc.), Prisma-Presse (filiale de la multinationale allemande Bertelsmann, qui possède Géo, Capital, Télé Loisirs, VSD, Voici, Gala, Femme actuelle, etc.), Mondadori France (filiale du groupe italien Mondadori qui a racheté EMAP en 2006, et qui possède notamment Auto Plus, Télé Poche, Science et Vie, etc.), et à un degré moindre le groupe Bayard Presse (qui possède notamment des magazines éducatifs).


Dans la presse hebdomadaire, on trouve le plus gros groupe de presse belge Roularta (l’Express, l’Expansion, l’Étudiant, Lire ou encore Studio Ciné Live), le groupe Artémis, propriété de François Pinault (le Point) et le groupe Perdriel (le Nouvel Obs, Sciences et Avenir et Challenges).


Dans la presse quotidienne, le paysage est un peu plus diversifié. Le groupe Hersant Médias (très présent dans la presse quotidienne régionale), le groupe Amaury (avec l’Équipe et le Parisien, mais le groupe Lagardère possède 25 % du capital du groupe Amaury), la Socpresse (propriété de Dassault, avec le groupe Figaro), le groupe La Vie-Le Monde (qui édite le Monde, mais aussi Télérama, Courrier international ou le Monde diplo), le groupe Ouest-France (qui détient plusieurs journaux régionaux mais aussi le journal gratuit 20 minutes), on retrouve le groupe Bolloré (Direct matin), le groupe Bayard Presse (la Croix) et enfin la holding de Rothschild (Libération).


Concernant la radio, on trouve pour l’essentiel quatre groupes  : là encore le groupe Lagardère (avec Europe 1, Europe 2, RFM, Virgin Radio, etc.), de nouveau le groupe Bertelsmann (qui possède le groupe RTL, c’est-à-dire les chaînes RTL, RTL2 et Fun Radio), le groupe NRJ (propriétaire non seulement de NRJ mais aussi Nostalgie, Chérie FM ou Rires et chansons), et puis enfin Radio France (entreprise publique qui rassemble notamment France inter, France info, France culture ou le Mouv’).


Quant à la télévision, on compte à peine quatre grands acteurs  : Bouygues (avec évidemment le groupe TF1, qui possède aussi TMC, LCI, NT1, Eurosport, la chaîne Histoire, Série Club, etc.), le groupe Bertelsmann (qui, à travers le groupe RTL possède M6, W9, Paris Première, Téva, les quatre chaînes musicales de M6, etc.), le groupe Canal+ (possédé par Vivendi, avec – outre la chaîne Canal+ – les chaînes I-Télé, Sport+, Comédie, Infosport, Jimmy ou encore Cuisine TV), et enfin le groupe public France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô).
Dix-neuf groupes privés et deux groupes publics contrôlent donc l’essentiel des grands médias en France. Parmi eux, les groupes Bertelsmann et Lagardère apparaissent ultra dominants. Il faut aussi rappeler que Lagardère est propriétaire du groupe Hachette Livre qui contrôle une grande partie du secteur de la distribution (magasins Relay ou Relay H) et de l’édition (Armand Colin, Fayard, Stock, etc.). Mais cette concentration se retrouve aussi à travers les participations croisées qui font, par exemple, que Lagardère détient 25 % du groupe Amaury ou que Direct matin est possédé par Bolloré et le groupe le Monde.
 QUELLES RÉSISTANCES  ?
Face aux restructurations permanentes, à la mainmise du pouvoir sur l’information dans les médias publics et privés, à la précarisation galopante des journalistes et des autres salariés des entreprises de presse et de l’audiovisuel, quelles sont les réactions des salariés et des syndicats censés les représenter  ?


Ces dernières années, comme partout, nous avons vu peu de luttes et de grèves offensives. Le dos au mur, les salariés des médias ne font que réagir aux attaques du patronat ou du gouvernement. Selon un mécanisme bien connu, chaque vente de tout ou partie d’un groupe médiatique conduit à la recherche d’économies drastiques, à réaliser de préférence sur la masse salariale, qui représente encore une grande partie des «  coûts  ». Avant et après la vente, on «  dégraisse  ». Du coup, les rédactions, déjà fragilisées, sont obligées de travailler à effectifs réduits, pour produire la même quantité d’informations, voire plus, en un minimum de temps. Aujourd’hui, on est sommé de travailler pour son titre principal ou sa chaîne de référence, puis de retravailler son sujet pour le site web et/ou une autre chaîne du «  groupe  », de préférence gratuitement. Rédacteurs, photographes, reporters d’images, secrétaires de rédaction ou graphistes sont toutes et tous logés à la même enseigne. Au final, la vérification de l’information n’est souvent plus qu’un supplément d’âme, chacun étant renvoyé à son «  éthique  » personnelle, surtout quand il court la pige pour un salaire de misère. Même si l’on n’a aucune illusion sur le rôle joué par les médias dans un système capitaliste, la dégradation saute aux yeux, d’autant que la presse ouvrière a quasiment disparu et ne joue plus son rôle de contrepoids, voire de contre-pouvoir.


Pourtant, les salariés des médias sont encore nombreux à lutter, au jour le jour, contre les restructurations et les licenciements officiels ou larvés (RFI-France 24, France Télévisions, le Parisien, imprimerie du Monde, etc.) et pour préserver une certaine qualité de l’information. Lundi 5 décembre, 94, 42 % des salariés de RFI (en grève depuis dix jours) ont voté contre la fusion RFI-France 24 que veut leur imposer la direction de l’Audiovisuel extérieur de la France. Leur site : http://rfiriposte.wordpress.com/.


Le cas de l’Agence France presse (AFP) est révélateur des capacités de résistance de journalistes et d’autres catégories, qui ont su mettre en échec les plans visant à changer le statut de l’AFP (qui prévoit son indépendance par rapport aux médias privés et à l’État). Depuis une quinzaine d’années, les gouvernements successifs ont tenté de passer en force, nommant des PDG qui sont rarement restés plus de deux ans à la tête de l’entreprise. Le dernier en date, Emmanuel Hoog, a subi, en septembre dernier, une motion de défiance votée par plus de 88 % des salariés, qui demandait «  instamment au PDG d’en finir avec ses manœuvres indignes dirigées contre l’Agence et ses salariés, et de renoncer à promouvoir ce projet de changement de statut proposé par le sénateur UMP Legendre, qui comporte de lourdes menaces pour la survie, l’indépendance et l’image de l’agence dans le monde entier  ». À l’heure où les groupes multimédias manquent de contenus pour remplir leurs tuyaux, le gisement d’informations collectées au jour le jour par l’AFP attise toujours la convoitise. Grâce à la combativité des salariés, qui ont su populariser leur lutte et obtenir un soutien très large, l’opération n’a pas abouti, l’arrivée d’une majorité de gauche au Sénat ayant aidé le tandem Hoog-Legendre à remballer son projet…


Sur le front de l’audiovisuel public, si les journalistes et techniciens de France Télévisions ont pu faire reculer partiellement la tutelle (le gouvernement), le plan de réduction des coûts se poursuit, et les acquis sont lentement grignotés. Le nouvel accord collectif des journalistes, signé par le SNJ autonome, la CFDT et FO, et dénoncé par le syndicat des journalistes CGT, revoit notamment les salaires à la baisse.
Peut-être un signe de prise de conscience des dégâts provoqués par la précarité, les luttes communes des précaires et des permanents se développent. À l’AFP, au Monde, dans l’audiovisuel public, dans les sites Internet de médias ou certains magazines, l’exigence d’intégration des CDD et des pigistes gagne du terrain. En revanche, les plans de licenciement de ces dernières années ont abouti à des pertes sèches d’emploi, qui ne sont pas compensées, dans les rédactions et les imprimeries. Résultat  : pour la première fois l’an dernier, le nombre de journalistes ayant la carte professionnelle a diminué en France.


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ramiro


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MessagePosté le: Ven 23 Déc - 10:09 (2011)    Sujet du message: critique du journalisme Répondre en citant

La question des médias dans Le Monde Diplomatique (2011)


Sur le site du Monde Diplomatique, articles sur les médias (et alentours) parus en 2011.
Voir également : La question des médias dans Le Monde diplomatique en 2008, en 2009 et en 2010.

Janvier
- « Vive la crise ! », saison deux par Laurent Cordonnier.
- Le secret et les fuites par Serge Halimi.
- WikiLeaks, mort au messager par Philippe Rivière.
- Pourquoi les institutions peinent à conserver leurs secrets par Felix Stalder.
Février
- Parade de l’oligarchie à Saint-Germain-des-Prés par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. (+ « Paris Match » raconte la soirée)
Mars
- Pas de place Tahrir dans les médias chinois par Claude Laurent.
- Automates de l’information par Ignacio Ramonet. [« Bonnes feuilles » de son livre [i]L’Emprise du journalisme[/i]]
- Un CNN à la chinoise par Pierre Luther.
Mai
- Trahison au Huffington Post par Rodney Benson.
- Médias, l’autre guerre ivoirienne par Vladimir Cagnolari.
- Travailleurs du cybersexe par Olivier Aubert.
- Al-Jazira, scène politique de substitution par Mohammed El-Oifi.
- Une affaire de familles par Franck Gaudichaud.
Juin
- Anatomie d’une débâcle par Marie Bénilde.
- Séries télévisées pour public cultivé par Dominique Pinsolle et Arnaud Rindel.
Juillet
- Des médias en lévitation par Alain Gresh.
- Le pouvoir iranien perd la main sur les médias par Shervin Ahmadi.
- Machines hostiles par Jean-Noël Lafargue.
- Six propositions.
Août
- Aux Etats-Unis, médias, pouvoir et argent achèvent leur fusion par Robert W. McChesney et John Nichols.
Septembre
- Patrons de presse en campagne par Marie Bénilde.
- Que faire d’Al-Jazira ? par Mohammed El-Oifi.
Octobre
- A nos lecteurs par Serge Halimi.
- Pourquoi l’empire Murdoch se déleste d’un joyau devenu trop pesant par Jean-Claude Sergeant.
- L’opinion contre le peuple par Alain Garrigou.
- Twitter jusqu’au vertige par Mona Chollet.
Novembre
- Quand les mots valent de l’or par Frédéric Kaplan.
- Connivence et conséquences par Mona Chollet.
Décembre
- La singularité a un prix par Serge Halimi.


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