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Faut-il s'en prendre qu'à la finance ?

 
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ramiro


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 13:35 (2011)    Sujet du message: Faut-il s'en prendre qu'à la finance ? Répondre en citant

Citation:

Dans le Livre II du Capital (rédigé par Engels), Karl Marx étudie les mouvements du capital. Dans cet extrait, Karl Marx nous explique pourquoi il est incorrecte de s'en prendre abstraitement à la finance où à l'argent en tant que tel, car ce ne sont que des formes, des modes d'existence du capital industriel. La forme générale de la production capitaliste est la production de marchandises et son existence implique l'exploitation de la classe ouvrière. C'est cela qu'il faut critiquer ! Et non pas « l'argent » comme le font pseudo-anticapitalistes de type romantique qui y voient là le symbole abstrait d'une force concrète qu'ils n'arrivent pas à saisir : la plus-value.


" Le capital industriel est le seul mode d'existence du capital où celui-ci n'a pas le seulement pour fonction l'appropriation, mais également la création de la plus-value ou du surproduit. Il est, par conséquent, la condition du caractère capitaliste de la production ; son existence implique l'antagonisme de classes entre capitalistes et travailleurs salariés. 
À mesure qu'il s'empare de la production sociale, la technique et l'organisation sociale du processus de travail sont bouleversés, entraînant le bouleversement du type économique et historique de la société. Les autres espèces de capital qui étaient apparues avant lui dans les rapports de production révolus ou en déclin non seulement se subordonnent à lui et voient le mécanisme de leurs fonctions s'adapter à ses besoins, mais elles ne se meuvent désormais que sur sa base ; et c'est avec cette base qu'elles vivent et meurent, persistent et tombent. 
 
Quand au capital-argent et au capital-marchandise, dans la mesure où ils se présentent avec leurs fonctions à coté du capital industriel comme support de branches commerciales particulières, ils ne sont plus que des modes d'existence des diverses formes et fonctions que le capital industriel tantôt adopte, tantôt rejette dans la circulation, modes d'existence individualisés et spécialisés par suite de la division sociale du travail. 
 
Voilà une des particularités les plus frappantes du processus circulaire du capital industriel et, partant, de la production capitaliste : d'une part, les éléments constitutifs du capital productif, issus du marché, doivent y être constamment renouvelés, achetés comme marchandises ; d'autre part, le produit du processus de travail en sort sous cette forme. 
 
Comparons, par exemple, un fermier moderne des lowlands écossais au petit paysan de type traditionnel sur le continent. Le premier vend tout son produit et doit forcément en remplacer sur le marché tous les éléments, même la semence ;  le second consomme directement la majeur partie de son produit, il achète et vend le moins possible, et le plus souvent confectionne lui-même ses outils, ses vêtements, etc. Partant de ce fait, on établit une séparation stricte entre l'économie naturelle, l'économie monétaire et l'économie de crédit formant trois types d'économie qui caractérisent le développement de la production sociale. 
 
Or, premièrement, les trois formes ne représentent pas des phases d'évolution commensurables. 
 
L'« économie de crédit » n'est elle-même qu'une forme de l'économie monétaire, étant donné que les deux termes expriment des modes ou des rapports d'échange entre les producteurs eux-même. Dans le capitalisme développé, l'économie monétaire apparaît simplement comme base de l'économie de crédit. Dès lors, l'économie monétaire et l'économie de crédit correspondent simplement à des stades différent du développement de la production capitaliste, sans être pour autant des systèmes d'échange distincts et indépendants face à l'économie naturelle.
 
On pourrait tout aussi bien opposer les formes très variées de celle-ci aux deux premières, comme si elles étaient toutes équivalentes. 
 
En deuxième lieu, étant donné que, dans les catégories « économie monétaire », « économie de crédit », on ne souligne pas l'élément économique, c'est-à-dire le processus de la production, pour en faire la caractéristique distinctive, mais qu'on met l’accent sur le mode d'échange – particulier à cette économie – entre les divers agents de la production, c'est-à-dire entre les divers producteurs, il serait logique d'en faire autant pour la première catégorie. 
 
Donc, économie d'échange, économie d'argent, etc. au lieu lieu d'économie naturelle. Une économie naturelle complètement isolée, par exemple l'État péruvien des Incas, ne tomberait dans aucune de ces catégories. 
 
En troisième lieu, toute production marchande est une économie monétaire et, dans les organismes sociaux les plus divers de la production, le produit a le caractère d'une marchandise. Ce qui caractériserait l'économie capitaliste, ce serait, par conséquent, la seule étendue de la production d’articles de commerce, de marchandises ; donc aussi l'étendue dans laquelle les propres éléments constitutifs du produit doivent rentrer comme marchandise dans l'économie d'où il provient.
 
Sans doute, la forme générale de la production capitaliste est la production de marchandises. Mais s'il en est ainsi et si ce caractère de l'économie capitaliste s'accentue dans le cours du développement, c'est parce que le travail lui même y apparaît comme une marchandise, c'est parce-que le travailleur vend son travail (autrement dit la fonction de sa force de travail)  dont la valeur est déterminée par ses frais de reproduction. 
 
À mesure que le travail devient du travail salarié, le producteur devient capitaliste industriel. C'est pourquoi la production capitaliste (donc la production marchande) atteint son plein développement lorsque le producteur agricole indépendant devient un travailleur salarié. 
 
Le rapport monétaire entre le capitaliste et le travailleur, entre l'acheteur et le vendeur devient un rapport inhérent à la production. Mais ce rapport a son fondement dans le caractère social de la production et non dans le mode d'échange ; celui-ci, au contraire, émane de celui-là. 
Au demeurant, il est tout à fait conforme à l'esprit borné du bourgeois, tout à ses petits trafics, d'ignorer que le système d'échange a pour base le système de production et non l'inverse."


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 13:35 (2011)    Sujet du message: Publicité

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FrançoisReynaud


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Inscrit le: 24 Nov 2011
Messages: 11
Localisation: Strasbourg

MessagePosté le: Mer 14 Déc - 13:32 (2011)    Sujet du message: Faut-il s'en prendre qu'à la finance ? Répondre en citant

entre la finance a l'époque de Marx et celle d'aujourd'hui il y a de grosses différences, sous marx c'est la politique qui l'emportait sur la finance par exemple, cependant je suis d'accord avec ce texte.
_________________
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ramiro


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Inscrit le: 25 Nov 2011
Messages: 102

MessagePosté le: Mer 14 Déc - 14:17 (2011)    Sujet du message: Faut-il s'en prendre qu'à la finance ? Répondre en citant

Salut François,
je dois dire que tu te fais une grande idée du pouvoir de la "politique" au temps de Marx. A l'époque qu'il observe, en tant que sociologue, qu'historien ou qu'économiste, le pouvoir de la finance est celui d'un capitalisme industriel qui n'est pas encore financiarisé mais qui a déjà des caractéristiques internationales et supra-politique.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:14 (2017)    Sujet du message: Faut-il s'en prendre qu'à la finance ?

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