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A quoi sert la "loi Gayssot"

 
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ramiro


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MessagePosté le: Ven 9 Déc - 13:17 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

article de l'action antifasciste http://actionantifasciste.fr/documents/1/loigayssot.html


Aujourd'hui l'extrême-droite mène systématiquement campagne contre la loi Gayssot. Cette loi, qui a comme nom celle du député qui l'a portée, a été adoptée par l'Assemblée nationale le 13 juillet 1990. Elle frappe la contestation de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité définis par l'article 6 du Statut du Tribunal militaire international de Nuremberg.


Pourquoi cette loi existe-t-elle ? En raison de la pression anti-raciste des masses, particulièrement attentives au néo-nazis. Dans les années 70, les antisémites vont se servir de la façade historique pour diffuser l'idée que les chambres à gaz n'auraient pas existé ou que le génocide des populations juives n'aurait pas eu lieu (avec par exemple la thèse comme quoi les chambres à gaz existaient mais qu'elles servaient uniquement à éradiquer les poux des déportés).

  


  
Or à l'époque, les textes juridiques sont insuffisants pour sanctionner le négationnisme, car le négationnisme n'appelle pas directement à la haine raciale. Il est plus diffus, exactement comme « les protocole des sages de Sion » n'appelaient pas à l'extermination des juifs, mais ont été largement instrumentalisés à cette fin. Cet ouvrage de propagande antisémite dévoilant un prétendu programme mis au point par un « conseil de sages juifs » a été écrit pour servir le tsarisme ; il diffuse l'idée d'un « complot juif international » pour contrôler le monde. Ce faux a attisé l'antisémitisme, jusqu'à aujourd'hui. Le « protocole des sages de Sion » est interdit de diffusion par un arrêté du 25 mai 1990 sur le fondement du décret-loi du 6 mai 1939.




Car les lois contre le racisme ont déjà existé, sous la pression antifasciste. La première loi date du 21 avril 1939, elle réprimait les discriminations raciales, et est aussi connue sous le nom de « décret-Loi Marchandeau ». Ce texte prévoyait des poursuites « lorsque la diffamation ou l'injure, commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée, aura eu pour but d'exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants ». Il a été évidemment abrogé par le gouvernement de Vichy, le 16 août 1940 ; le 3 octobre le régime de Vichy adopte la loi fixant le statut des Juifs et les bannissant des emplois publics.
  


  

Le décret-loi Marchandeau sera rétabli par l'intermédiaire de la loi « Pleven » le 1er juillet 1972. Cette loi reprend les délits de diffamations et injures, mais vient aussi incriminer les actes racistes et antisémites. Le législateur offrira aussi la possibilité aux associations d'agir en justice sur ce fondement.
Le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) a eu une influence importante dans l'adoption de ce nouveau cadre légal.




La loi Gayssot complète le tableau, en permettant de bloquer, au moins un peu, la diffusion d'une partie de la propagande fasciste. D'où l'activité fasciste pour faire disparaître cette loi, et évidemment pour empêcher sa généralisation (notamment de la part des fascistes turcs, qui veulent continuer à nier le génocide arménien).


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MessagePosté le: Ven 9 Déc - 13:17 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Ced


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 12:03 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

Je suis POUR cette loi. Elle est sûrement nécessaire.

PAR CONTRE, sa formulation ne me plait pas, et je vais vous expliquer POURQUOI (c'est un détail, mais comme vous le savez, ce sont les "petits détails" qui font souvent la différence:



 
Citation:

La loi Gayssot http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Gayssot
Citation:


La loi Gayssot est la désignation courante soit de la loi française no 90-615 du 13 juillet 1990, « tendant à réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe », soit de la partie de cette loi (son article 9) qui introduit un « article 24 bis » dans la loi sur la liberté de la presse. Cette loi résultait d’une proposition de loi présentée au Parlement par le député communiste Jean-Claude Gayssot.



———————
Pour ceux qui suivent, vous aurez sûrement perçu où nous allons en venir: dans la définition de la “loi Gayssot “, il est écrit noir sur blanc “réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe “. La question étymologique se pose donc: pourquoi apposer une redondance de l’antisémitisme (racisme contre peuple juif), qui est une des formes de la xénophobie, et une forme de racisme, comme il y aurait des racismes “anti blanc “, “anti beurs “, “anti noir ” ou autres racismes “anti musulman ” (nous ne voudrions pas omettre une quelconque forme de racisme, qui pourrait nous valoir une énième attaque gratuite et infondée de ces quelques détracteurs névrosés, aussi nous qualifierons de “saloperies”, pour rester polis, toutes les formes de xénophobies imaginables. “por su puesto
Quelle forme de traitement privilégié, au sein d’une prétendue “république laïque et égalitaire “, pourrait justifier cela ?

Nous condamnons fermement tous les racismes et demanderions, dans le contexte de ce système capitaliste et de ses lois, s’il devait perdurer, la correction de cette loi en supprimant le terme “antisémite “ qui selon nous, n’a pas lieu d’être, ne faisant qu’augmenter l’esprit  communautariste.


(source: http://activeast.wordpress.com/2011/10/09/analyse-sur-le-negationnisme )






Considerz-vous cela comme juste ? ou complètement à côté de la plaque ?
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ramiro


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 12:47 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

Décidément , Cédric je découvre des trésors de réflexion et je prends alors conscience de l'étendu des malentendus qui font la culture des certains indignés dont tu me semble représentatif.

Alors, reprenons les choses dans le bon sens, c'est à dire dans le sens de l'histoire et des constructions successives du social et du politique.

Le "racisme" est une idéologie née, en France, à entre le XVI eme siècle, et qui s'est étendue au début du XXeme siècle. Elle développe une vision "scientifique" qui prône une hiérarchie de ce que ses promonteurs considèrent comme des "races".  A ce sujet je te conseille de lire le premier chapitre de cet ouvrage d'une universitaire, Elsa Dorlin. Le "racisme" est donc une idéologie proprement occidentale qui a été forgée en Europe au service des politiques d’expansion que nous connaissons sous le nom "d'esclavagisme", de "colonialisme" ou "d'impérialisme". En justifiant une quelconque supériorité de l'homme blanc, les Occidentaux (y compris ceux exportés aux Amériques) se sont, en réalité, arrogés le droit d'exploiter les ressources (matérielles ou vivantes) de ces nouveaux monde en justifiant leur point de vue de façon pseudo scientifique, grâce au développement des nouvelles sciences (anthropologie, biologie, génétique, etc...) dont "le siècle des lumières" fut le témoin.

Par extension, le "racisme" est devenu une culture, notre culture, celle de l'impérialisme, du colonialisme et, ici en métropole, celle du "racisme ordinaire". Cette idéologie s'est imposée et est devenue le sens commun de millions de français qui, sans toujours le savoir ou le comprendre, reproduisaient, dans leurs gestes quotidiens l'idéologie dominante en exerçant une domination méprisante pour celles et ceux qui ne venaient pas de métropole. De fait, le racisme ordinaire devenait, non seulement une négation du rôle historique, sociale ou économique des autres continents mais aussi une affirmation nationale d'une "identité" Occidentale faites par et pour les bourgeoisies européennes. C'est ce qui, du XVIII eme au XIX a justifié toute l'hégémonie économique et politique de l'Occident sur le monde.

La seconde guerre mondiale a, pour la première fois de l'humanité, industrialisée la mort. En associant à une idéologie raciste (contre les minorités et principalement contre les juifs) les nazis ont ajoutés à l'abjection du racisme occidental la volonté de détruire physiquement tout ou partie de ces corps et d'une culture, celle des juifs d'Europe centrale, qu'ils jugeaient étrangers à la culture occidentale telle que les Allemands du XVIIIeme siècle l'avaient définis.

L'antisémitisme, dans ce qu'il avait de spécifique était, en fait l'avènement d'une culture très ancienne qui faisait du christianisme (Catholique ou Protestant) la valeur centrale de la culture occidentale et ce depuis le Moyen-Age (notamment dans notre région). Sa "modernisation" par Hitler ou les Nazis contre les banquiers n'a été qu'une volonté de captée le discours sur les masses de la démocratie au profit d'une entreprise de destruction qui n'a pas de précédent dans l'histoire. On parle, depuis, d'antisémitisme tout simplement pour souligner ce caractère exceptionnel (dans le temps et dans l'ampleur destructrice que celle là eut) et non pour favoriser un enjeu de mémoire qui ne toucherait que les personnes juives contre les autres morts de cette entreprise génocidaire qui est qualifiée de "crime contre l'humanité".

Aujourd'hui, il existe des personnes (principalement issues de l'extrême-droite) qui mettent en scène ce passé pour d'une part se dédouaner de leur propre racisme et d'autre part nier le crime contre l'humanité qu'est le génocide de la seconde guerre mondiale perpétré par les Nazis et leurs alliés. Leur but est de réhabiliter l'extrême-droite et d'en faire une composante politique viable pour prendre le pouvoir.

Pour cela ils ont forgés deux concepts, l'un est purement "négationniste" et l'autre s'appelle le "racisme anti-blanc" ou "anti-français". Les deux ont à voir avec le bilan politique de la seconde guerre mondiale qui a durablement disqualifié tout ou partie des entreprises politiques d'extrême-droite.

Sur le négationnisme il est expliqué plus haut...ses ressorts ne visent pas a faire oeuvre d'historien mais à minimiser, voire nier, le rôle des nazis dans la seconde guerre mondiale.

Le second concept, plus fin, vise lui, à avancer des théories "racistes" mais en les présentant de façon masquées, sans revendiquer l'aspect "scientifique" d'une hiérarchie des races purement idéologique. Depuis les années 1970 il existe à l'extrême droite des cercles de réflexion qui cherchent a se débarrasser des références trop encombrantes à la tradition fasciste. Il existe des intellectuels qui reflechissent et produisent de nouvelles catégories permettant d'exprimer la même haine de l'étranger tout en n'apparaissant pas directement pour des "racistes". Ils ont, par exemple, forgé le concept d'ethno-différencialisme qui inclus des données culturelles et historique piochées dans les sciences humaines et sociales plutôt que dans la biologie ou la génétique. Ils développent l'idée qu'il existe plusieurs cultures, qu'elles ont le droit d'exister et de co-exister mais qu'elles ne sont pas conciliables et qu'il reste nécessaire que "chacun reste chez soi". Cette idéologie n'a que des avantage. Elle emprunte au "bon sens" et nie les réalités historiques qui font la mondialisation de la pauvreté (largement voulue par l'Occident) tout en invitant les individus a réfléchir avec des catégories purement "racistes" et nationalistes. D'un côté les blancs, français, de culture occidentale (c'est à dire catholique) et de l'autre....les hordes de barbares.

C'est de cet espace de la société que viennent ce genre de débat aisément repris par des journalistes comme Eric Zemmour et banalisés par l'extrême droite pour caractériser des pratiques sociale qui, il ne faut pas le nier, existes mais qui n'ont rien du "racisme idéologique" des militants ou sympathisant de la culture de droite tel que je te l'ai présenté. En réalité, ces gens retourne toute l'idéologie politique et expriment alors un point de vue qui non seulement banalise mais aussi justifie leur vision raciste de la société.

C'est en grande partie que les associations antiracistes sont la cible principale de ces gens là. MRAP, LICRA, SOS etc...toutes sont (avec leurs gros défauts et leurs quelques avantages) des digues contre ce genre de discours...la loi Gayssot aussi, elle participe d'une lutte de position qui, en réalité, n'a rien à voir avec la liberté d'expression mais qui a tout à voir avec une mobilisation d'extrême droite.


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Ced


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 13:53 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

Tu as l'air callé sur la question;
merci de prendre le temps de souligner certaines choses; (je ne me sens pour autant pas "à côté de la plaque" ?)


 
Citation:
(dans le temps et dans l'ampleur destructrice que celle là eut)
[MOD "curieux" /ON]
Est-ce que des "Paul potte" (orthographe détourné) n'a pas d'avantage de morts sur la conscience ? Ou, plus généralement, n'y a t-il pas eu de plus amples génocides à travers l'histoire ? ça n'est pas pour hierarchiser, certainement pas, mais il me semblait que d'autres génocides haurissants ont eu lieu, sans pour autant donne lieu à une "loi spécialement" édictée pour lutter contre d'éventuels "négationnismes" de ces actes (ayant lu la def. du négationnisme, j'ai pu voir que c'était parce que certains de ces génocides n'étaient pas encore pleinement "reconnus" par leur auteurs .. Mmm...)
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ramiro


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 14:30 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

Les Khmers rouges ont fait 1.7 millions de morts et le génocide qu'ils ont perpétré est postérieur à celui organisé, techniquement et idéologiquement, par les nazis.

Ce qui fait la spécificité du nazisme, je le répète, c'est qu'il est le fruit de la "modernité" politique, les sciences rationnelles et la démocratie politique. Les sciences, racistes, qui ordonnent une mise en branle bureaucratique et industrielle de la mort. C'est ça qui fait du génocide de la seconde guerre mondial un moment unique de l'histoire de l'humanité. La façon dont il a été jugé, au regard de la justice internationale et au regard de l'histoire, en fait aussi un moment historique sans précédent.

Les autres génocides de l'histoire de l'humanité n'ont jamais été aussi poussés mais cela ne signifie pas qu'ils soient moindre et SURTOUT qu'il faille nier le génocide des peuples d'Europe passés sous la coupe nazie pour faire avancer la cause des peuples dominés et exterminés au cours de l'histoire (comme le fait Dieudonné).

D'ailleurs, je ne vois pas en quoi, nier le génocide des juifs d'Europe, de Rroms, des homosexuels et des handicapés ferait avancer une quelconque cause...

Sinon, la loi gayssot s'attaque aussi aux négateurs turques du génocide arménien.


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SenobItna


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 16:44 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

Ben moi je suis antifasciste et je suis contre cette loi, parce que je suis aussi anarchiste Razz

Sinon, plus sérieusement, je trouve ce texte de l'Action Antifasciste très réducteur et très social-démocrate (la référence au consensus "antifasciste" au sortir de la guerre, sur lequel s'est bâtie notre merveilleuse démocratie, n'hésitant pas à réprimer tout mouvement ouvrier...). Au moment de l'affaire de la Vieille Taupe 2, quand Vidal-Naquet et d'autres historiens ont démonté les mensonges de Faurrisson, ils critiquaient également cette loi Gayssot, aux motifs (avec lesquels je suis d'accord) que : d'une part, l'état (qui, en pratique, est xénophobe et raciste) n'a pas à se faire l'arbitre de la vérité historique (on voit aujourd'hui où ça mène, avec les programmes scolaires sur les bienfaits de la colonisation...), d'autre part, cette loi profite aux négationnistes qui, sans les scandales ponctuels que leur permet cette loi et les procès, seraient oubliés de l'opinion et des médias dominants tant leur position est intenable.

Dans les années 2000, il y avait cette pétition aussi, qui est très loin d'être d'extrême-droite (on y retrouve la signature de Vidal Naquet) : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1086

Après, plutôt que d'ériger l'état comme étalon du "bon sens", il vaut mieux savoir faire la différence entre ceux qui critiquent cette loi pour la propagande d'extrême-droite (tous les salauds qui, actuellement, demandent la libération de Reynouard, négationniste et néo-nazi, souvent présenté comme le relai de Faurrisson, une fois que celui-ci sera crevé ^^ ; courage, il en reste plus que deux Razz), et ceux qui critiquent cette loi au nom du travail de l'historien. Et ça, Céd, tu ne sais manifestement pas le faire.

Sur tout ça, on peut lire (hé, oui, encore un bouquin) :
 

       

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ramiro


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MessagePosté le: Lun 12 Déc - 18:12 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

En tout point d'accord avec ton analyse SenobItna,

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Ced


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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 15:53 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

 
Citation:
et ceux qui critiquent cette loi au nom du travail de l'historien. Et ça, Céd, tu ne sais manifestement pas le faire.
Question hein ?
Qu'est ce que tu sais de ce que je sais faire ?
On prend le temps d'en parler non ? bon.


Pour moi les notions de racisme et de xénophobie englobent celui, plus "pointu" d'antisémitisme.. c'est tout ça s'arrête là Rolling Eyes
Je suis bien sûr contre tout ça Evil or Very Mad qui serait pour ...

Mais vous avez l'air ultra callés sur la question Shocked au moins avec vous on a fait le tour
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SenobItna


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MessagePosté le: Sam 31 Déc - 16:49 (2011)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

Pour info :
http://mrapstrasbourg.blogspot.com/2011/12/communique-du-mrap_30.html

L’Assemblée Nationale a adopté ce 22 décembre 2011 une loi qui punit désormais la négation des génocides dont celui des Arméniens commis par l’État turc en 1915. Le premier article adopté stipule que pourront être punis d’un an d’emprisonnement et/ou 45000 euros d’amende « ceux qui auront fait l’apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre qui auront fait l’objet d’une reconnaissance par la loi ».

Le MRAP qui réclame depuis de nombreuses années que la négation de tous les génocides, quel que soit le lieu où ils se sont produits : Turquie, Rwanda, Cambodge, Srebrenica…soit punie par la loi, se réjouit que cette question fasse désormais l’objet d’une loi. En effet, s’il n’appartient pas au Parlement d’écrire l’Histoire, notre système pénal ne peut à la fois sanctionner les crimes contre l’humanité, dont le génocide est considéré comme le plus grave, et faire le choix de ne pas incriminer l’infraction qui consiste à nier ce crime ou à en faire l’apologie.

Le MRAP qui a longuement lutté pour obtenir que la France d’aujourd’hui reconnaisse pleinement sa responsabilité dans les heures sombres de l’occupation Nazi (Vichy), dans la « rafle du Vel’ d’Hiv » et la déportation des juifs qui s’ensuivit, les vouant ainsi à l’extermination , tient à réaffirmer que ce besoin de justice concerne tous les peuples de la terre.

L’apologie ou la négation du crime est intolérable en ce qu’elle prolonge et perpétue le crime lui-même. Il est nécessaire de mettre fin au négationnisme quel qu’il soit car il laisse ouvert le champ à d’autres crimes contre l’Humanité. C’est la reconnaissance des responsabilités passées qui rend possible l’indispensable réconciliation des peuples.

 Paris, le 22 décembre 2011.
 

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MessagePosté le: Lun 2 Jan - 12:04 (2012)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot" Répondre en citant

en complément au communiqué du MRAP (horrible officine bien-pensante Wink...je vous laisse lire la contribution d'un archéo-marxiste bourdieusien...

http://noiriel.over-blog.com/article-a-propos-des-lois-memorielles-l-enjeu-…


A propos des « lois mémorielles ». L’enjeu des mots et la pensée unique de l’histoire

Aujourd’hui je voudrais revenir sur la polémique qui a alimenté les gazettes de ces dernières semaines, à propos de la loi (adopté par les députés le 22/12/2011) réprimant la négation du génocide arménien. Cette polémique est le dernier épisode d’un feuilleton qui a débuté en 2005. Je suis bien placé pour en parler, puisque j’ai été l’un des premiers signataires de la pétition initiée par le regretté Claude Liauzu pour protester contre la loi du 23 février 2005, dont l’article 4 disposait que « les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer »
Cette pétition, lancée dans le milieu enseignant immédiatement après l’adoption de cette loi, a très vite recueilli mille signatures. Nous avons alors organisé une conférence de presse avec la Ligue des droits de l’homme. Dans la foulée, nous avons créé le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH), dont j’ai été président pendant deux ans, et qui est toujours très actif aujourd’hui (voir notre site http://cvuh.blogspot.com/ ). A ce moment-là, nous étions bien seuls. Cette cause n’intéressait ni les journalistes, ni les politiques. Mais quelques mois plus tard, les protestations du président de la République algérienne et celles d’Aimé Césaire ont changé la donne. La gauche a découvert le problème et s’en est servi contre le gouvernement et le président Chirac, plaçant ce dernier en difficulté. On sait que dans ces cas-là, le pouvoir met toujours en place une commission, dans le but de déminer le terrain. C’est ce qui a été fait. L’article 4 de cette loi a finalement été « déclassé ».
C’est seulement en décembre 2005, lorsque le gouvernement a lancé sa contre-offensive, que 17 personnalités (écrivains, journalistes, universitaires) présentées comme des « historiens » dans les médias ont lancé leur propre pétition et leur association « liberté pour l’histoire ». Emmenés par deux académiciens (Pierre Nora et René Rémond), ils ont mobilisé leurs réseaux académiques, politiques et médiatiques pour réclamer la suppression de toutes les « lois mémorielles ». Le nouveau texte adopté par les députés le 22 décembre 2011 réprimant la négation du génocide arménien prouve qu’ils ont échoué sur le plan politique. Néanmoins, ils ont gagné la bataille médiatique, c’est-à-dire la bataille des mots, en imposant comme une évidence l’expression « lois mémorielles ».  Au-delà des mots, c’est le point de vue de ce réseau de personnalités qui s’impose aujourd’hui dans les médias comme le point de vue officiel des historiens. Dans son édition du 22 décembre, le Figaro titre : « Génocide arménien : les historiens ne veulent pas de loi ». Le Monde renchérit le même jour, en parlant du « vain débat sur les lois mémorielles », et en présentant Pierre Nora et ses amis comme les seuls interlocuteurs du débat. Décidément, les journalistes ne sont pas encore prêts à admettre le pluralisme dans la maison Histoire.
Au CVUH, nous avons combattu l’expression « lois mémorielles »  parce qu’il nous semblait scandaleux, d’un point de vue civique, de placer sur le même plan une loi faisant l’apologie de la colonisation, avec les lois Gayssot et Taubira, ou avec la loi reconnaissant le génocide arménien. En critiquant la formule « lois mémorielles », nous voulions attirer l’attention du public sur un autre point. Englober tous ces textes législatifs sous cette étiquette permettait aux animateurs du mouvement « Liberté pour l’histoire » de déplacer l’enjeu du débat. La loi du 23 février 2005 était, en effet, par son article 4, la seule qui autorisait l’intrusion directe du pouvoir politique dans l’enseignement de l’histoire. Ce qui était contraire aux principes élémentaires de notre démocratie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cet article a été déclassé. Les autres lois incriminées par Pierre Nora et ses amis sont des enjeux de mémoire. Elles peuvent certes avoir des incidences indirectes sur la recherche historique. Mais elles ne disent pas aux historiens ce qu’ils doivent enseigner ou chercher. La bataille contre les « lois mémorielles » est en fait une bataille politique, qui vise à discréditer les revendications des « minorités » qui veulent qu’on reconnaisse les souffrances qu’elles ont subies dans le passé. Cette bataille  est une facette des discours dénonçant le « communautarisme » et le « politiquement correct ».
On peut avoir des avis divergents sur ces questions en tant que citoyens, mais il me semble scandaleux, et antidémocratique, d’utiliser sa compétence « d’historien » pour essayer d’imposer son opinion, et prétendre interdire aux représentants du peuple de légiférer sur la mémoire. Nous ne sommes pas au-dessus des lois. Nous devons certes défendre l’autonomie de notre fonction (à la fois contre le pouvoir politique, mais aussi contre les lois du marché, curieusement oubliées par ces combattants de la liberté), mais sans pour autant régenter le passé, car  nous n’en sommes pas les dépositaires.
Il était évident dès le début, que même les plus puissants représentants de notre corporation ne dicteraient pas leur loi aux élus du peuple. A la différence de Pierre Nora, qui présente son échec comme une catastrophe nationale, je ne suis donc nullement surpris pour ma part, que les députés aient adopté ce texte réprimant la négation du génocide arménien. Il y en aura d’autres. C’est la première bonne nouvelle de l’année. Le pire serait en effet que notre démocratie tombe sous la dictature des experts qui se présentent comme les garants de nos libertés.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:09 (2017)    Sujet du message: A quoi sert la "loi Gayssot"

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